MAR 25 · leadership · 5 min
Il y a quelques années, durant des sessions de réflexion sur comment gagner des avant-ventes et consolider nos phases de cadrage, je me demandais quels étaient les membres indispensables lors de réunion d'initialisation et durant les prises de décision.
Cette interrogation faisait suite à des frustrations quant au manque de compréhension mutuelle, de force de proposition et des dérives de production, au fil de l’eau.
Puis, prenant de la hauteur et laissant libre cours à mon imagination, je pensais aux chevaliers de la table ronde, les tortues Ninjas, les Ghostbusters, etc. Et je me disais, chacun y joue un rôle vital, et sont tous complémentaires bien qu’interdépendants. Si un manque à l’appel, il y a un déséquilibre, comme un vide.
Et que, lorsqu'on commence un projet, tout comme pour un jeu, il est important que tout le monde puisse comprendre le cadre, les règles pour pouvoir s’épanouir en équipe par la suite. Donner du sens et de la cohérence à nos travaux.
Que nous ayons tous des biais, avis et opinions et cela influe fortement dans notre prise de décision. Seul décisionnaire, c’est la tête à l'envers ; à plusieurs, c’est bien meilleur.
J’ai donc, à la manière de Samuel Jackson dans les Avengers, pensé à ces quatre profils singuliers qu’il faut absolument, je pense, réunir au plus tôt dans les phases de gouvernance projet.
Je précise que selon l’organisation, ces rôles peuvent être interchangeables et les compétences (superpouvoir) transmises et partagées au sein d’un collectif.
Donc la prochaine fois que vous voulez sauver le monde, enfin, un projet au moins. Réunissez-les.
Ps : lisez jusqu'à la fin pour découvrir le dernier personnage mystère.
Une vision sans action reste une illusion. Celui qui infuse et diffuse, qui pilote et propulse, qui incarne la vision et les intérêts à la fois du client, mais aussi de l'entreprise et des ressources disponibles. Il planifie et conduit la feuille de route en motivant les troupes. Un chef de projet, un manager produit, tout dépend du modèle d’organisation. Il s'affaire au bon déroulé et avancé du projet.
Il est celui qui transpose la vision en la matérialisant en mission, un stratège perspicace, un fin tacticien, qui ne jure que par les objectifs et les résultats.
Le drive peut très bien être aussi incarné par d’autres entités. Par exemple, si un collectif se réunit autour d'une vision commune, partagée et exécutée, celui-ci peut même être un véritable moteur entier, inarrêtable.
Un projet sans Drive, sans intention, sans foi ni loi, demeure une simple pérégrination qui est vouée à la déception, à la médiocrité et l’oubli. “Without drive, you stop”
Tout ce qui se mesure s’améliore. Celui qui collecte, traite, analyse, synthétise et priorise. La tête pensante à un milliard d’informations. Celui qui possède des arguments reposant sur des éléments factuels et qui sait les articuler est imprenable, indiscutable. Une décision mesurée est beaucoup plus pertinente et fiable qu’une simple opinion. Couplée à de la recherche et du test utilisateur, la Data est d'autant plus efficace. Quantitatif et qualitatif, surfant sur des tendances et a érigé des tableaux comme une table des matières, tout y est renseigné.
La Data, arboré par les analystes, est un atout majeur pour ceux qui veulent agir avec intention. Les données sont le plus fort effet d’autorité. Sans la Data, c’est comme un navire qui vogue sans capitaine, à l’aveugle. “Insights make things right”.
Ce qui est beau, fonctionne mieux, semblerait-il. Ce qui est préparé à moins de chance d'échouer. Le Design est tel un chef d’orchestre en phase de cadrage, guidant les parties prenantes sur la définition d’un énoncé après le recueil du besoin. Il est aussi le Sherlock Holmes à questionner, s’assurer de la bonne direction de la découverte produit. Un architecte qui conçoit les plans du contenant d’une maison, un chef de cuisine qui maîtrise sa recette et ses ingrédients pour transcender n’importe quel plat. En partant d’un énoncé éclairé et mesuré, il arrive à concevoir des interfaces pour rendre les usages agréables. Il est le garant de l'expérience client.
Selon l’organisation et le type de mission, il peut avoir des rôles qui diffèrent avec plus ou moins de responsabilité. Sans le Design, le produit n'est qu’un assemblage échafaudé de fonctionnalités sans utilité, qui ne correspond pas aux enjeux des usagers.
Le seul technicien qui connaît les rouages de la machine qui tourne sous le capot. Le seul ingénieur qui sait connecter les branches pour en faire un produit fonctionnel. La faisabilité, c'est son verdict. Bien qu'oublié, car souvent le dernier relai, il est le feu vert de toute initiative de production. Go, no go. Celui qui dit, possible ou pas. Il est aussi le garant d’un produit inscrit dans le temps, construit sur un langage qui traverse les âges. C’est simple, sans le Dev, tout reste à l’état de papier.
Dernier personnage bonus :
Dernier personnage… pas vraiment. Regardez là plutôt comme une potion magique qui octroie à quiconque de superpouvoirs pour atteindre n’importe quel objectif. La discipline relie tout l’ensemble dans la constance. C’est le “compound momentum”, le fuel pour alimenter la locomotive, les petits pas qui vous font prendre de la distance. Individuelle d’abord et collective à plus grande échelle si elle est bien respectée et appliquée, elle récompensera toute équipe, pour qui le fruit d’un dur labeur, ressemble à une victoire amplement méritée. Une checkmark la fin d’une longue liste méthodiquement tenue.
Et vous, quelle est votre équipe de choc ? Votre A-team ?
Merci de m’avoir lu jusqu’au bout et à bientôt pour de nouveaux billets.